Autant il n’y a pas à la Visitation de tradition d’hôtellerie monastique (certains monastères peuvent en avoir, ce n’est pas interdit ! ), autant a été formellement voulu par les Saints Fondateurs l’accueil de retraitantes en clôture, et cela tout au long de l’année. Sauf circonstances particulières, en sont normalement exclus les jours de la Semaine Sainte, ceux de Pâques et de Noël et leurs octaves, le but étant de laisser les moniales vivre plus intensément ces jours, y compris celle qui prend soin des retraitantes.

À l’époque des Fondateurs c’était une nouveauté complète que de pouvoir ainsi entrer dans la clôture d’un monastère. Mais c’est précisément une partie de la spiritualité de la Visitation, où la dimension de partage trouve une place importante. Souvenons-nous qu’une de ses sources est la scène évangélique de la Visitation : la Vierge Marie avec sa cousine Élisabeth, pour chanter le Magnificat.

Les retraites sont courtes : de 1 à 8 jours ; et seules les femmes sont ainsi accueillies, cela concerne donc célibataires ou mariées, jeunes filles, religieuses. Un espace particulier est mis à leur disposition ; outre chambres et sanitaires, il y a une petite bibliothèque. Une des chambres peut accueillir quelqu’un en fauteuil pourvu qu’elle ait son accompagnatrice faisant retraite en même temps.

Les retraitantes peuvent suivre les offices liturgiques avec les sœurs, et viennent avec elles au réfectoire ; elles ont accès au jardin, où Ste Marguerite-Marie a reçu les enseignements du Seigneur ; à la cellule, transformée en oratoire, où elle a vécu son passage vers la vie éternelle.Celles qui le désirent peuvent avoir un accompagnement spirituel, une formation à la vie de prière, un entretien avec la supérieure : il faut simplement dire ce que l’on attend de sa retraite.

Il n’y a pas d’accueil de groupes. Un contact téléphonique préalable est demandé, même si l’on a écrit.